Cette petite église qui se trouve en très bon état, fut fondée par Alfonso III et son épouse Jimena de Navarra le 21 Janvier 89I, en tant qu'église de monastère, malgré la grande transformation qu'elle subit au début du XIIème siècle. Actuellement, bien qu'elle fut restaurée au siècle dernier, éliminant ainsi une partie des modifications qu'elle souffrit á différentes époques, elle conserve encore à sa base une sorte de narthex et un triple portique qui ne correspondent pas à la construction originale.
Bien que de taille réduite et d'humble construction puisqu'il s'agit de l'église d'un petit monastère rural, sa structure correspond à celle des églises construites par Alfonso II et Alfonso III.
Elle se compose d'un plan basilical à trois nefs, couvertes d'une toiture en bois, sans transept, peut-être à cause de son peu d'importance, de trois absides, couvertes de voûtes en berceau, formant un chevet plat, et de l'habituelle pièce secrète au-dessus de l'abside centrale. Toujours en accord avec une telle structure, il y avait aussi deux compartiments latéraux dont n'est conservé que celui du côté sud. À l'intérieur, les trois nefs se divisent en trois travées formées par des arcs en plein cintre reposant sur des piliers carrés sans impostes et qui se terminent dans les trois chapelles de l'abside. Il est possible qu'il y ait eu, à la base, un triple portique couvert d'une tribune, tel qu'on le voyait habituellement dans les autres églises de cette période. Comme nous l'avons déjà indiqué, sa construction
n'est pas de très bonne qualité, en maçonnerie et avec des pierres de taille juste aux angles. Il est intéressant de mentionner la fenêtre du double arc en plein cintre en brique avec colonne centrale et chapiteau qui se trouve au-dessus de la chapelle principale, comme seul accès à la pièce secrète.
L'illumination de l'église est obtenue grâce à une fenêtre dans chaque abside et trois de part et d'autre de la nef centrale, sur les arcs de séparation avec les nefs centrales, et toutes décorées de jalousies. À l'intérieur, nous ne trouvons de décoration sculptée que dans les ruines d'un tambour de porte en marbre et sur les deux chapiteaux de l'arc d'accès à l'abside centrale qui, bien que parfois considérés réutilisés d'une époque visigothe, nous paraissent de l'époque de l'église, bien que dépourvus de qualité et avec déjà des influences mozarabes.
Plus intéressantes sont les peintures dans l'abside centrale, de claire influence mozarabe et où nous trouvons, outre des allégories du soleil et de la lune, une frise de créneaux et une autre de fleurs.
Malheureusement, nous devons prévenir les possibles visiteurs de la mauvaise humeur de la personne chargée d'ouvrir la porte et de faire visiter cette église, sans doute selon les normes de l'Évéché d'Oviedo : outre son peu de connaissances sur l'histoire de l'église et ses caractéristiques, elle interdit non seulement de prendre des photos, même sans flash, - la photo, en tête de cette page a été prise pendant notre première visite, il y a plus de vingt ans alors que les extérieurs datent d'Août 2006- mais aussi l'entrée
avec des caméras ou des appareils photos, obligeant les visiteurs à retourner à un parking assez éloigné pour les laisser dans leur voiture avant d'entrer à San Adriano. Nous recommandons donc à nos lecteurs d'essayer de faire coïncider leur visite avec la présence du curé, information qu'ils pourraient obtenir dans quelques-uns de nos hôtels Collaborateurs.
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